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  • avis sur Naruto Shippuden : Clash of Ninja Revolution 3 European Version

     Naruto revient encore une fois sur nos consoles. Parallèlement aux sagas développées sur PS3 et Xbox 360 (par Namco Bandai et Ubisoft respectivement), c’est Tomy qui a décroché le gros lot pour les machines Nintendo. Que vaut ce Shippuden : Clash of Ninja Revolution III European Version ? Le soft est-il aussi bon que son titre est long ? Éléments de réponse tout de suite.

    Avant de débuter, replaçons le titre dans son contexte. Comme vous devez le savoir, la saga des Naruto est considérée aujourd’hui comme l’équivalent de DBZ pour les plus de 20 ans. Les tomes reliés se succèdent pour attendre le chiffre respectable de 50 unités au Japon. Côté jeu vidéo, on notre trois courants majoritaires : le jeu de baston ultra beau et flashy dispo sur PS3, le titre action – aventure sur Xbox 360 et enfin, la baston à plusieurs sur Wii.

    naruto.JPGAprès m’être donné bonne conscience avec ce petit rappel, je vais me la jouer faignant. Ce Clash of Ninja III fait suite à un deuxième opus sorti chez nous en février 2009. Je vous invite donc à aller consulter mon test d’époque, le titre actuel reprenant EXACTEMENT les mêmes qualités et défauts que son prédécesseur. Attardons-nous ici sur les nouveautés apportées. D’abord le mode story reprend une partie du manga (du début de Shippuden – la nouvelle génération où nos héros apparaissent plus âgées qu’au début de la série – au moment où deux membres de l’Akatsuki (Deidera et Sasori) partent défier Gaara, devenu Kazekage (soit le chez de son village)). Et c’est tout, l’histoire se contentant de boucler cet arc scénaristique. Il y avait matière à poursuivre l’aventure, mais on sent la volonté du développeur d’en garder sous le coude pour l’an prochain. Une fois encore, on regrette de suivre une trame si datée. Niveau mise en scène, le mode Story délaisse les vignettes 2D pour utiliser les modèles 3D des persos. Le soucis, c’est que les animations restent les mêmes que celles aperçues dans les combats et on se retrouve avec des scénettes très plan-plan, pour ne pas dire figées, et assez ridicules. Notez que le joueur ne connaissant pas l’histoire de base n’y comprendra absolument rien.

    Le but du jeu est évidemment de caresser le fan dans le sens du poil. Là aussi, c’est mitigé. On peut juste noter que de nouveaux persos font leur apparition (Hidan et Kakuzu par exemple, soit le duo d’immortels de l’Akatsuki) et qu’il faudra accumuler de l’argent obtenu via les différents modes de jeu (Story, Mission, etc.) pour se les procurer. Les fidèles seront ravis de voir qu’une sauvegarde du précédent opus leur octroiera d’emblée un petit bonus financier. Autre bonne nouvelle, si les phases de scénario restent (abominablement) doublées en version américaine, les bastons rendent aux protagonistes leur langue d’origine. Un bon point pour l’immersion, même si l’alternance des dialectes surprend. Enfin, terminons avec l’apparition d’un mode on-line, qui permet aux guerriers ninjas en herbe d’affronter des adversaires dans des matchs en 1 contre 1 ou en 2 contre 2. Nous n’avons pas encore pu le tester, mais comptez sur moi pour venir poster un petit commentaire à ce sujet dès que possible.

    Vous le voyez, et la structure du test le montre bien, ce « nouvel » épisode de Naruto sur Wii n’innove que trop peu. Si les nouveaux persos et le monde on-line pourrait faire rechuter les gros accros à la saga de Masashi Kishimoto, on est trop proche du copié-collé pour que je vous conseille de céder. Le jeu conserves ses qualités (facile à prendre en main, combat assez speed), mais il ne corrige aucun des défauts relevés. Autant j’avais pris beaucoup de plaisir l’année dernière au moment du test, autant je suis resté de marbre aujourd’hui. Le sentiment d’être pris pour une vache à lait peut-être.

     

  • Un iPod Touch en or pour David Beckham

     

    Vous, humbles lecteurs, vous contentez dans le meilleur des cas d’un banal iPod Touch ? Peut-être un modèle 32 Go, si vous êtes particulièrement en fonds au moment de l’achat ?

    Ipod.jpgDavid Beckham, lui, vient selon le Telegraph de se faire offrir un iPod Touch 32 Go doré à l’or fin, et frappé du logo de l’équipe d’Angleterre de football ainsi que de son nom.

    Ce bel iPod, dont la surface arrière se montrera sans doute moins sensible aux rayures que les modèles ordinaires, lui aurait été offert par les membres de son équipe pour célébrer sa centième sélection en équipe nationale.

     

  • Avis sur le jeu The Nomad Soul

    “J’ai beaucoup de choses à vous dire et très peu de temps… Je viens d’un univers parallèle au votre. Mon monde a absolument besoin de votre aide. Vous seul pouvez nous sauver…”. C’est par ces mots que débute l’aventure Omikron – The Nomad Soul, première pierre de l’édifice Quantic Dream. Cet évènement dans le monde vidéoludique survenu en 1999 se veut novateur en intégrant l’âme du jeu vidéo conventionnel dans une aventure hors du commun. En effet, le titre se vante de proposer une liberté complète d’action et d’exploration dans une ville futuriste entièrement modélisée en 3D temps réel. De plus, le jeu se base sur le concept de « réincarnation virtuelle », moyen de vivre l’aventure à travers les yeux de très nombreux personnages de la cité d’Omikron.

    Avant toute réincarnation, l’aventure débute par une première incarnation. « Kay’l » le protagoniste de l’aventure vous propose en effet de partir sauver son monde en prenant son corps et en laissant le votre devant votre écran. Là se trouve l’idée originale du jeu, vivre vraiment l’aventure, être soi dans le corps d’un autre, un corps virtuel. Il faut donc parler avec les différents intervenants sans évoquer votre identité de joueur parce que vous n’êtes que Kay’l, un habitant d’Omikron et vous devrez donc paraître naturel aux yeux des amis de votre hôte tout comme au sein du commissariat dans lequel il travaille. C’est ainsi qu’à chaque début et fin de partie, pour toujours plus d’implication, le jeune homme vous demandera si vous êtes sûr de vouloir lui rendre son corps, vous priant de revenir rapidement car votre soutien est indispensable pour sauver le monde. Le jeu affiche un monde riche et vivant, avec de nombreux personnages et beaucoup de lieux à visiter. Mais la force réside dans un certain réalisme, comme dans GTA, vous évoluez librement, vous pouvez vous déplacer à pied ou par l’intermédiaire des Sliders, les taxis locaux. De même, certains endroits sont accessibles mais certaines portes vous seront fermées et vous n’aurez donc pas toujours accès à certains objets ou même à des évènements. C’est là que vous devrez employer ce système de réincarnation.

    nomad-soul.JPG



    No one dies forever

    Elément quelque peu unique, la mort n’est pas une fin dans the Nomad Soul, c’est même un moyen de vivre le jeu plus en profondeur. En effet, à la mort de votre corps, rien n’est fini, loin de là car les villes grouillent de monde et un petit curieux qui traînait dans le coin prend le risque de vous voir prendre possession de lui. Mais cette personne a une identité, un emploi, un domicile et vous aurez donc accès à son appartement et ses différents univers. En contrepartie tous les accès de Kay’l vous seront fermés, la sécurité des bureaux de police vous renverra manu militari et les amis de votre contact dans ce monde ne verront plus en vous qu’un inconnu. C’est grâce à ce réalisme que le jeu a marqué, ce souci de bien montrer qu’il y a une vie en dehors de Kay’l, que le monde est vaste et surtout très vivant. Pour ajouter une touche de profondeur, le monde profite d’une culture et surtout musicale grâce à la participation de David Bowie à la bande son du jeu et surtout à sa présence sur Omikron. Incarné en leader des Dreamers, vous devrez observer les divers affichages pour assister aux différentes représentations du groupe avec des pistes originales écrites pour l’occasion par Bowie et Reeves Gabrels. Mais la présence de l’icône dans cet univers ne se limite pas à sa seule personne mais aussi à sa femme Iman. Vous aurez notamment l’occasion de vous emparer de son corps pour visiter un appartement grandiose mais aussi profiter de ses talents de combattante. Mais tout cela n’est qu’un petit aperçu de la base de cet univers qu’est Omikron, avec ses différents environnements, ses mythes et légendes avec notamment le héros Kushulain et encore bien d’autres choses.

    La rencontre des genres
    Si ce jeu se veut loin des conventions, par rapport aux softs qui existaient déjà, le titre n’oublie pas ce qu’est le jeu vidéo et prend même le parti de s’inspirer du reste de la production. A la fois une faible prise de risque mais aussi un petit coup de génie, The Nomad Soul offre l’originalité de mélanger les genres, au travers des différentes actions, les phases de jeu offrent un gameplay adapté tiré de divers types de jeux emblématiques. On se retrouve donc avec des phases armées à la première personne avec tous les codes récurrents des FPS et les divers duels se règlent dans le plus pur style des jeux de combat traditionnels. Bien sûr cela tranche beaucoup avec le déroulement à la troisième personne de la majeure partie de l’aventure mais l’idée de base est fort séduisante. Quoi de mieux pour aborder certaines phases que d’avoir le gameplay qui s’impose dans la plupart des jeux. Cependant, à vouloir trop en faire, Quantic Dream a pris le risque d’avoir un système bancal, insuffisant dans chaque domaine et de rendre une copie médiocre car injouable. Le résultat final est honorable mais il est vrai que l’on pouvait attendre un peu mieux de ce gameplay, finalement pas vraiment abouti. The Nomad Soul s’est démarqué par son univers mêlant conflits politiques et religieux, n’hésitant pas à franchir les frontières du monde de la magie. Ses 30 personnages jouables allant d’un agent-enquêteur à un héros mythique en passant par une infirmière, un mercenaire cyborg, une danseuse de peep-show lui donnent une richesse unique.

    The End…?
    Bien que le jeu nous gratifie d’un combat final assez relevé pour achever l’aventure, certains se souviendront d’une certaine nécessité d’avoir un stock massif d’anneaux magiques pour venir à bout du boss, ce n’est pas pour autant que les affaires sont terminées. En effet, même s’il n’est pas à l’ordre du jour chez Quantic Dream, le projet Omikron 2 qui avait été « abandonné » en 2001 devrait sans doute revoir le jour dans quelques temps pour, peut-être, encore repousser les limites du jeu vidéo.